Epilepsie en milieu professionnel

CE QU’IL FAUT SAVOIR

CONSULTER LES RUBRIQUES

QUELQUES REFLEXIONS POUR VOUS AIDER DANS VOTRE RELATION AVEC UN COLLABORATEUR EPILEPTIQUE

  • L’employeur comme le salarié doivent faire preuve de réalisme et de bon sens.
  • Les informations que avez pu lire dans les 4 rubriques ci-dessus vous ont permis de mieux cerner ce qu’est l’épilepsie et de prendre le recul nécessaire pour mieux appréhender la situation qui vous concerne.
  • Comme il n’existe pas une mais des épilepsies avec des degrés de gravité très divers nous vous proposons la démarche suivante pour analyser votre propre situation.

EPILESIE STABILISEE

  • On connaît la cause de l’épilepsie et le collaborateur suit un traitement efficace qui permet de stabiliser les crises.
  • L’employeur peut être mis au courant mais cette décision est laissée à la libre appréciation du collaborateur puisqu’elle ne remet pas en cause son aptitude au travail et ne présente pas de risque particulier pour l’entreprise.
  • On comprend aisément que dans cette situation il soit difficile pour une personne épileptique parfaitement stabilisée de signaler son épilepsie au risque de se voir refuser un emploi ou des difficultés d’intégration injustifiées.
  • En revanche, la visite médicale d’embauche permettra de s’en entretenir avec le médecin du travail qui pourra décider en toute conscience d’accorder l’aptitude pour l’emploi considéré sans avoir à en tenir informé l’employeur étant tenu au secret professionnel.

EPILEPSIE NON STABILISEE

  • Le traitement ne permet pas de stabiliser l’épilepsie, il vaut mieux prévenir l’entourage et fournir au chef d’entreprise et aux proches collaborateurs les informations que l’on retrouvent dans les rubriques « ce qu’il faut savoir ». Ces précautions éviterons la panique en cas de crise et toutes les conséquences que l’on peut imaginer par la suite en matière de suspicion, d’inquiétude et autres difficultés d’intégration.
  • La personne épileptique qui occupe un emploi sans risque ni pour elle ni pour son entourage peut être intégrée normalement au même titre que les enfants qui peuvent être scolarisés, même si ils font des crises en classe.
  • La visite médicale d’embauche permettra de s’en entretenir avec le médecin du travail qui pourra décider:
    • d’accorder l’aptitude pour l’emploi considéré et en discuter avec l’employeur.
    • de refuser l’aptitude à l’emploi si il considère que les troubles du salarié sont de nature à faire courir un risque au collaborateur épileptique et à son entourage.

Dans ce cas, l’employeur étant responsable des conditions de travail de son personnel il devra s’entretenir avec son collaborateur pour tenter de trouver une solution car les crises d’épilepsie ne remettent pas forcément en cause l’aptitude au travail mais les risques inhérents à ce travail.

LA PREMIERE CRISE EN ENTREPRISE

  • Il arrive qu’un collaborateur qui n’a jamais eu de crise d’épilepsie fasse sa première crise dans l’entreprise.
  • Cette situation est la plus délicate car elle est imprévisible.
  • Il faudra attendre que les examens soient réalisés pour prendre une décision.